Roscoff, cité Corsaire

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L'histoire du Vieux Port

Les travaux de construction du vieux port commencèrent vers 1560. Leur financement fut assuré par des dons, un droit d’amarrage pour tout navire ancré dans l’anse et une taxe locale sur la vente des boissons alcoolisées.

Deux cents ans après, Roscoff était dotée d’un havre, compris entre la grève et un quai long d’environ 308 m, et d’un port constitué par la rade, où mouillaient les navires de fort tonnage qui ne pouvaient, sans risque, s’approcher du rivage.

Le commerce maritime fut dans un premier temps fleurissant, mais les guerres et l’interdiction de commercer avec les belligérants ont incité certains armateurs à délaisser leur négoce pour devenir corsaires au service de l’Etat.

roscoff vieux port
Estacade
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L'estacade

En 1969, une « estacade insubmersible » de 527 mètres, partant du quai neuf pour rejoindre le chenal en eau profonde à hauteur des rochers fut inaugurée.

Celle-ci permettait désormais un embarquement pour l’île de Batz, en toute situation de marée.

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Le phare de Roscoff

Le phare de Roscoff est haut de 24 mètres et comporte 95 marches.

L’édification de la tour carrée pyramidale du phare actuel, commencée en 1914, ainsi que le montage de l’optique supervisé par les Phares et Balises, ne purent être achevés qu’en 1917, à cause de la guerre.

L’équipement à pétrole prévu à l’origine n’a jamais servi car le phare actuel avait été conçu pour donner l’alignement avec un feu au bout du nouveau quai dont les travaux ont été interrompus en 1916.
Le quai terminé, le phare électrifié est mis en service en 1934 au grand soulagement des marins.

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chapelle ste anne
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La chapelle Sainte-Anne

Cette chapelle fut construite en 1640 par Louis Ronyant et Françoise Marzin, dame de Kerugant.
La chapelle resta privée jusqu’en 1967.

Un noeud de croix provenant d’un crucifix de Kerguennec, érigé au XVIIe siècle, grâce à la générosité d’un couple roscovite fut découvert en 1971 lors de l’élargissement de la route. Celui-ci est exposé dans ce jardin.

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La chapelle Sainte-Barbe

Érigée en 1619 sur la pointe rocheuse de Bloscon, la chapelle Sainte-Barbe est un petit édifice de plan rectangulaire de 7m de long sur 5m de large, percé de trois ouvertures – 2 portes et 1’œil de bœuf – et coiffé d’un clocheton provenant de l’ancienne chapelle Saint-Roch et Saint-Sébastien. Fondée en 1600 pour le service des pestiférés, cette chapelle, qui possédait un lazaret et un cimetière entourés de larges fossés, fut détruite au début du XIXe siècle. 

La chapelle est placée sous la protection de Sainte-Barbe, patronne des artilleurs, mineurs et plus généralement des corporations qui utilisent de la poudre à canon, afin de préserver la ville de l’invasion des pirates et autres ennemis de l’Église. Cette dernière fait l’objet d’un Pardon traditionnel le troisième lundi de juillet. 

La tradition veut que lorsque les Johnnies quittaient le port sur leurs navires pour commercialiser leurs oignons en Angleterre, ils hissaient trois fois le drapeau en signe d’adieu et demande de protection à la Sainte.

Chapelle Sainte-Barbe
Roscoff
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Les maisons d'armateurs

Construites entre le XVème et le XVIIème siècle par de riches armateurs ou négociants, nombre d’entre-elles sont encore visibles aujourd’hui. Chaque demeure a sa particularité. Elles se mettent en valeur par leurs fenêtres à meneaux, leurs gargouilles en façade, leurs lucarnes sculptées…

Parmi les plus anciennes, c’est le style gothique qui domine. Elles sont en pierre de taille et en moellon. Leurs toits d’ardoises cachent souvent des cheminées monumentales richement sculptées. Certaines possèdent également des tourelles et autres escaliers à vis.

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